Yo la calavera, el corazón secreto,
los caminos de sangre que no veo,
los túneles del sueño, ese Proteo,
las visceras, la nuca, el esqueleto.
Soy esas cosas, increiblemente
Soy también la memoria de una espada
Y la de un solitário poniente
que se dispersa en oro,en sombra, en nada.
Soy el que ve las proas desde el puerto;
Soy los contados libros,los contados
grabados por el tiempo fatigados;
Soy el que envidia a los que ya se han muerto.
Más raro es ser el hombre que entrelaza
palabras en un quarto de una casa.
J.Luis Borges
segunda-feira, 13 de dezembro de 2010
quinta-feira, 9 de dezembro de 2010
EU,EU MESMO...
Eu, eu mesmo...
Eu, cheio de todos os cansaços
quantos o mundo pode dar.-
Eu...
Afinal tudo, porque tudo é eu,
e até as estrelas, ao que parece,
me sairam da algibeira para deslumbrar crianças...
Que crianças não sei...
Eu...
Imperfeito? Incógnito? Divino?
Não sei...
Eu...
Tive um passado? Sem dúvida...
Tenho um presente? Sem dúvida...
Terei um futuro? Sem dúvida...
A vida que pare daqui a pouco...
Mas eu, eu...
Eu sou eu,
Eu fico eu,
Eu...
Alvaro de Campos.
Eu, cheio de todos os cansaços
quantos o mundo pode dar.-
Eu...
Afinal tudo, porque tudo é eu,
e até as estrelas, ao que parece,
me sairam da algibeira para deslumbrar crianças...
Que crianças não sei...
Eu...
Imperfeito? Incógnito? Divino?
Não sei...
Eu...
Tive um passado? Sem dúvida...
Tenho um presente? Sem dúvida...
Terei um futuro? Sem dúvida...
A vida que pare daqui a pouco...
Mas eu, eu...
Eu sou eu,
Eu fico eu,
Eu...
Alvaro de Campos.
domingo, 5 de dezembro de 2010
sábado, 4 de dezembro de 2010
MÃOS
Longas de desejo
Frescas de abandono
Consumidas de espanto
Inquietas de tocar e não prender
Sophia de Mello Breyner.
quarta-feira, 1 de dezembro de 2010
LE MIROIR D'UN MOMENT
Il dissipe le jour,
Il montre aux hommes les images déliées de l'apparence,
Il enlève aux hommes la possibilité de se distraire.
Il est dur comme la pierre,
La pierre informe,
La pierre du mouvement et de la vue,
Et son éclat est tel que toutes les armures,
tous les masques en sont faussés.
Ce que la main a pris dédaigne même de prendre
la forme de la main,
Ce qui a été compris n'existe plus,
L'oiseau s'est confondu avec le vent,
Le ciel avec sa vérité,
L'homme avec sa réalité.
Paul Éluard (Capitale de la Douleur)
Il montre aux hommes les images déliées de l'apparence,
Il enlève aux hommes la possibilité de se distraire.
Il est dur comme la pierre,
La pierre informe,
La pierre du mouvement et de la vue,
Et son éclat est tel que toutes les armures,
tous les masques en sont faussés.
Ce que la main a pris dédaigne même de prendre
la forme de la main,
Ce qui a été compris n'existe plus,
L'oiseau s'est confondu avec le vent,
Le ciel avec sa vérité,
L'homme avec sa réalité.
Paul Éluard (Capitale de la Douleur)
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