Serei eu a sombra, que olhas no chão?
Serás a promessa, que trago na mão?
Para que me serve o disfarce ou o meu secreto olhar?
Não há ninguem a quem me revelar.
Serei o silêncio, ou o sonho desfeito?
Serei eu o grito, que arrancas do peito?
De que vale ter a lua ou o céu inteiros para voar?
Não há ninguem a quem me possa dar!
Fixei o meu olhar no teu,
mas ficas-te longe daqui.
Estás tão longe daqui!
Tão longe de nós.
sexta-feira, 19 de fevereiro de 2010
sexta-feira, 5 de fevereiro de 2010
ABANDONO
Perco-me
no abandono das minhas noites.
Perco-te
na incerteza dos meus dias.
Perco-me
na escuridão do silencio.
Em perfeita agonia da solidão
Peço,
que a terra humida me cubra
neste poema de
ABANDONO...
no abandono das minhas noites.
Perco-te
na incerteza dos meus dias.
Perco-me
na escuridão do silencio.
Em perfeita agonia da solidão
Peço,
que a terra humida me cubra
neste poema de
ABANDONO...
quinta-feira, 4 de fevereiro de 2010
LES TOURS DU SILENCE
Ils battent les pierres
Ils voudraient avoir une ombre
Ils voudraient avoir un corps
Ils ne sont ni jour ni nuit
Ils sont aux mains de l'espace
Encore une chute de clarté
Et les pierres seront soleil.
Les mains libres PAUL ÉLUARD
Ils voudraient avoir une ombre
Ils voudraient avoir un corps
Ils ne sont ni jour ni nuit
Ils sont aux mains de l'espace
Encore une chute de clarté
Et les pierres seront soleil.
Les mains libres PAUL ÉLUARD
quinta-feira, 7 de janeiro de 2010
Après un rêve
Dans un sommeil que charmait ton image
Je rêvais le bonheur, ardent mirage!
Tes yeux étaient plus doux, ta voix pure et sonore,
Tu rayonnais comme un ciel, éclairé par l'aurore
Tu m'appelais et je quittais la terre
Pour m'enfuir avec toi, vers la lumière
Les cieux pour nous, entr'ouvraient les nues,
splendeurs inconnues, lueurs divines entrevues.
Hélas! Hélas, triste réveil des songes,
Je t'appelle, ô nuit! Rends-moi tes mensonges
Reviens, reviens radieuse.
Reviens, ô nuit, mystérieuse!
-Fauré.
Je rêvais le bonheur, ardent mirage!
Tes yeux étaient plus doux, ta voix pure et sonore,
Tu rayonnais comme un ciel, éclairé par l'aurore
Tu m'appelais et je quittais la terre
Pour m'enfuir avec toi, vers la lumière
Les cieux pour nous, entr'ouvraient les nues,
splendeurs inconnues, lueurs divines entrevues.
Hélas! Hélas, triste réveil des songes,
Je t'appelle, ô nuit! Rends-moi tes mensonges
Reviens, reviens radieuse.
Reviens, ô nuit, mystérieuse!
-Fauré.
sábado, 26 de dezembro de 2009
SOLITAIRE
J'aurais pu vivre sans toi
Vivre seul
Qui parle
Qui peut vivre seul
Sans toi
Qui
Être en dépit de tout
Être en dépit de soi
La nuit est avancée
Comme un bloc de cristal
Je me mêle à la nuit.
"Les mains libres" -Paul Éluard
Vivre seul
Qui parle
Qui peut vivre seul
Sans toi
Qui
Être en dépit de tout
Être en dépit de soi
La nuit est avancée
Comme un bloc de cristal
Je me mêle à la nuit.
"Les mains libres" -Paul Éluard
quinta-feira, 24 de dezembro de 2009
SANS TOI
Le soleil des champs croupit
Le soleil des bois s'endort
Le ciel vivant disparait
Et le soir pèse partout
Les oiseaux n'ont qu'une route
Toute d'immobilité
Entre quelques branches nues
Où vers la fin de la nuit
Viendra la nuit de la fin
L'inhumaine nuit des nuits
Le froid sera froid en terre
Dans la vigne d'en dessous
Une nuit sans insomnie
Sans un souvenir du jour
Une merveille ennemie
Prête à tout et prête à tous
La mort ni simple ni double
Vers la fin de cette nuit
Car nul espoir n'est permis
Car je ne risque plus rien
Le soleil des bois s'endort
Le ciel vivant disparait
Et le soir pèse partout
Les oiseaux n'ont qu'une route
Toute d'immobilité
Entre quelques branches nues
Où vers la fin de la nuit
Viendra la nuit de la fin
L'inhumaine nuit des nuits
Le froid sera froid en terre
Dans la vigne d'en dessous
Une nuit sans insomnie
Sans un souvenir du jour
Une merveille ennemie
Prête à tout et prête à tous
La mort ni simple ni double
Vers la fin de cette nuit
Car nul espoir n'est permis
Car je ne risque plus rien
terça-feira, 1 de dezembro de 2009
ESCAVO O RASTO DOS TEUS PASSOS
O mundo
derrama-se
na cavidade que fica,
volto a amar-te
no limite febril de mim mesmo,
tu folheias, agora terra fina,
os meus remotos
testemunhos.
(A Morte é uma Flôr-Paul Celan)
derrama-se
na cavidade que fica,
volto a amar-te
no limite febril de mim mesmo,
tu folheias, agora terra fina,
os meus remotos
testemunhos.
(A Morte é uma Flôr-Paul Celan)
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